La thérapie par l’Art apparaît déjà dans des récits bibliques où l’on peut lire que les serviteurs du roi Saül proposent à leur souverain de soigner ses angoisses en écoutant les joueurs de cithare.

Au moyen âge, c’est au tour de la peinture d’entrer dans le panthéon des « Arts soignants » grâce à Giovanni Battista Armenini : Il affirme alors que les « Grotesques » des loges de Raphaël peuvent soulager de la mélancolie.

Plus tard encore, c’est Jean Sébastien Bach qui dit soigner les insomnies du compte Hermann Carl von Keyserlink en exécutant les « Variations Goldberg ».

Mais il nous faudra attendre le XVIIIème siècle pour que soit considéré « acquise » l’idée que « Art » et « Thérapie » pourraient bien cheminer ensemble au service du mieux être. Mariage célébré dans la littérature médicale de l’époque. Un accompagnement pour soulager les maux.

Ainsi, nous pouvons dire que la médecine soigne les Corps et les Arts les Esprits.

Au fil du temps, l’Art-thérapie et la Musicothérapie deviennent un phénomène et les premières formations officielles sont données dans les pays anglo-saxons, entre les deux guerres.
C’est précisément en Angleterre que les élèves « aspirants art-thérapeutes » sont formés à l’Art-Thérapie à condition, toutefois, d’avoir préalablement reçu une formation et une pratique artistique d’un minimum de quatre ans avant de se lancer dans une formation d’Art-thérapeute.

La relation Artiste-Art-Thérapie devient une activité professionnelle complète et utile à la société.